Contents
AN EMPIRICAL ASSESSMENT OF EPAZOTE (Chenopodium ambrosioides L.)
AS A FLAVORING AGENT IN COOKED BEANS
Michael H. Logan, Kimberly D. Gwinn, Tina Richey, Beth Maney, and Charles
T. Faulkner
ABSTRACT.— A common culinary practice in Mexico and elsewhere in
Mesoamerica is the use of Chenopodium ambrosioides L., a small
herbaceous plant known most widely as epazote, to flavor black beans and
other dishes. While some people find the taste and odor of this herb to
be mildly disagreeable, there are good empirical reasons for its use as a
flavoring agent in cooked, unrefrigerated, foods. Through a series of
experimental trials we observed that beans prepared with C.
ambrosioides remained edible, as judged by sight and smell, long
after plain beans had begun to spoil. Microbiological tests revealed
significant bacteriocidal activity in this species. Epazote has a large
and diverse range of potential scientific and commercial applications.
Key words: epazote, Chenopodium ambrosioides, Mesoamerica,
culinary practices, food preservative.
RESUMEN.— Una practica culinaria frecuentemente utilizada en
México y en otras partes de Mesoamérica para darles sabor a
los frijoles negros y a otras comidas es el uso de Chenopodium
ambrosioides L., una pequeña planta herbácea
comúnmente llamada epazote. Aunque algunas personas encuentran el
sabor y el olor de este condimento algo desagradable, existen razones
empíricas para justificar el empleo de agentes para mejorar el
sabor de alimentos cocinados que no son refrigerados. A través de
análisis experimentales, se observó que los frijoles
preparados con C. ambrosioides permanecían comibles, al
juzgar por la apariencia y el olor de estos, aun cuando frijoles comunes
y corrientes habían empezado a vinagrarse. Análisis
microbiológicos revelaron la actividad bactericida de esta
especie. El potencial de utilización con fines científicos
y comerciales de esta planta es amplio y diverso.
RÉSUMÉ.— Le Chenopodium ambrosioides L., une
petite plante herbacée plus connue sous le nom d'ambroisie, est
couramment utilisé dans la cuisine du Mexique et, de façon
générale, en Méso-Amérique pour aromatiser
les plats de haricots noirs ainsi que d'autres plats. Quoique certaines
personnes trouvent le goût et l'odeur de cette herbe
légèrement désagréable, il existe
d'excellentes raisons empiriques quant à l'utilisation de
l'ambroisie comme aromate dans les plats cuits et non
réfrigérés. À la suite d'une série
d'essais
expérimentaux, nous avons observé que les haricots
préparés avec le C. ambrosioides demeuraient
comestibles— comme on peut le noter par leur aspect et leur
odeur— bien après que les haricots préparés
sans la plante aient commencé à se gâter. Des tests
microbiologiques ont révélé une activité
bactéricide significative chez cette espèce. L'ambroisie
possède un grand éventail d'applications différentes
ayant un potentiel à la fois scientifique et commercial.
Plantago spp. AND Bidens spp.: A CASE STUDY OF
CHANGE IN HAWAIIAN HERBAL MEDICINE
Christian Palmer
ABSTRACT.— The substitution of alien species for native plants in
Hawaiian traditional medicine is discussed. Substitutions examined are
the switch from various native Bidens spp. to the more
ubiquitous Bidens pilosa L. and the switch from the native
plantains, Plantago pachyphylla A. Gray, Plantago
hawaiensis A. Gray, and Plantago princeps Cham. and
Schlechtend, to Plantago major L. Historical, cultural, and
scientific data are synthesized to undertand these changes in the
traditional Hawaiian pharmacopoeia. Major elements that affect the
inclusion of new plants in the Hawaiian pharmacopoeia are availability
and biological activity. This process of inclusion also provides insight
into how indigenous scientists adapt pharmacological traditions to the
changing biological and cultural environment.
Key words : Hawaii, la`au lapa`au, ethnomedicine,
Bidens, Plantago.
RESUMO.— A substituição de espécies introduzidas
pelas plantas nativas na medicina tradicional do Havaí é
debatida. As substituição es examinadas são das
espécies de Bidens nativas para Bidens pilosa e
a substituição das Plantago spp. nativas, inclusive
Plantago pachyphylla, P. hawaiensis e P.
princeps, para Plantago major. Os aspectos
históricos, culturais e científicos são sintetizados
para examinar estas mudanças na farmacopéia tradicional do
Havaí. Os dois elementos mais importantes na inclusão de
novas
plantas na etnofarmacopéia do Havaí são a facilidade de
acesso das plantas e atividade biológico. Este processo ensina
como cientistas indígenas adaptam tradiçõ es
farmacológicos às mudanças nos meios
biológico e cultural.
RÉSUMÉ.— Cette étude rend compte de l'utilisation
d'espèces introduites aux dépens des plantes
indigènes dans la médecine traditionnelle hawaiienne. La
plante ubiquiste, Bidens pilosa L., ainsi que lePlantago
major L., ont remplacé respectivement plusieurs
Bidens spp. indigènes et les Plantago
pachyphylla A. Gray, P. hawaiensis A. Gray et P.
princeps Cham. et Schlecht. Afin de comprendre ces changements dans
la pharmacopée traditionnelle hawaiienne, une synthèse des
données historiques, culturelles, et scientifiques a
été faite. Les principaux facteurs déterminant
l'inclusion de nouvelles plantes dans la pharmacopée hawaiienne
résident dans leur disponibilité et leur activité
biologique. Également, ce processus d'inclusion permet de mieux
saisir comment les « scientifiques autochtones » ont
adapté leurs traditions pharmacologiques selon les changements
survenus dans leurs environnements biologique et culturel.
NOMENCLATURE OF BREADFRUIT CULTIVARS IN SAMOA: SALIENCY,
AMBIGUITY, AND MONOMIALITY
Diane Ragone, Gaugau Tavana, Joan M. Stevens, Patricia Ann Stewart,
Rebekka Stone, Paul Matthew Cox, and Paul Alan Cox
ABSTRACT.— Breadfruit is an important subsistence crop in the
Samoan archipelago where numerous cultivars are grown and used. The
diversity of breadfruit in Samoa is indicative of its antiquity and value
to this society. The purpose of our study was to document and compare
knowledge of breadfruit names by Samoans of a wide range of ages in both
rural villages and towns and to test the relationship between saliency
and binomiality. A total of 354 people were interviewed and 46 cultivar
names were recorded. A binomial is used to name a breadfruit— the
generic term 'ulu is given first and a second
word is added to describe that particular cultivar— when the second
word used alone could refer to something other than breadfruit. A
monomial is used only when this term does not refer to anything else or
has no other meaning. There was no significant relationship between
saliency and binomiality of breadfruit names and a significant
relationship between binomiality and linguistic ambiguity. A useful
outcome of this study was defining 60 Samoans as "experts" using
statistical measures that we will use in continuing ethnobotanical
studies in Oceania and may have broader application.
Key words: breadfruit, Artocarpus altilis, Samoa, tropical crop
cultivars, ethnotaxonomy.
RESUMEN.— El árbol del pan es un cultivo importante para la
subsistencia en el archipiélago de Samoa, donde se cultivan y
utilizan numerosas variedades. La diversidad de árboles del pan en
Samoa es indicativa de su antigüedad y valor para esta sociedad. El
propósito de nuestro estudio era documentar y comparar el
conocimiento de los nombres de variedades de los árboles del pan
entre Samoanos de una amplia gama de edades en aldeas y pueblos rurales y
examinar la relación entre la importancia cultural y
utilizacíon de binomios. Se entrevistó un total de 354
personas y se registran 46 nombres de variedades. Se utiliza un binomio
para denominar un cultivar de árbol del pan— al
término genérico 'ulu y se le
agrega una segunda palabra para describir ese cultivar particular—
cuando al utilizar la segunda palabra sola podría entenderse algo
distinto a los árboles del pan. Se utiliza un monomio solamente
cuando este término no se refiere a ninguna otra cosa ni tiene
ningún otro significado. No encontramos ninguna relación
significativa entre la importancia cultural y la utilizacíon de
binomios y la ambigüedad lingüística. Durante este estudio
utilizamos medidas estadísticas para definir a 60 Samoanos como
"expertos." Esta técnica servirá para la
continuación denuestros estudios ethnobotánicos en
Oceanía y pueden tener una aplicación más amplia.
RÉSUMÉ.— L'arbre à pain demeure une espèce
importante en agriculture de subsistance dans l'archipel de Samoa,
où de nombreux cultivars sont utilisés et cultivés.
La diversité de l'arbre à pain en Samoa est un indice de
son antiquité et de son importance pour cette
société. Le but de notre étude était de
documenter et de comparer la connaissance portant sur les noms de l'arbre
à pain parmi les Samoans provenant d'un large éventail
d'âges et issus autant des villes que des villages ruraux. Le
rapport entre l'importance culturelle et la binômialité a
été vérifié. Un total de 354 personnes ont
été interviewées et 46 noms de cultivars ont
été enregistrés. Un binôme est employé
pour désigner un arbre à pain : le terme
générique « 'ulu »
est donné d'abord, puis un deuxième mot est ajouté
pour décrire ce cultivar particulier. Le deuxième mot
utilisé seul pourrait cependant se référer à
autre chose que l'arbre à pain. Un monôme est employé
seulement lorsque ce terme ne se rapporte pas à autre chose ou n'a
aucune autre acception. Nous n'avons trouvé aucun rapport
significatif entre l'importance culturelle et la binômialité
des noms de l'arbre à pain, mais il existe un rapport significatif
entre la binômialité et l'ambiguïté
linguistique. Des mesures statistiques ont été
utilisées afin de qualifier d'« experts » 60 Samoans.
Cette approche nous sera utile lors de nos prochaines études
ethnobotaniques en Océanie. Elle pourrait avoir de plus larges
applications.
OJIBWAY PLANT TAXONOMY AT LAC SEUL FIRST NATION,
ONTARIO, CANADA
Mary B. Kenny and William H. Parker
ABSTRACT.— Ojibway (Anishinaabe) Elders of Lac Seul First Nation
who are fluent in the Oji-Cree dialect and knowledgeble about plant names
were interviewed. They provided names of 38 plant taxa, with some
synonyms. The study also identified 65 Oji-Cree plant-related phrases,
nouns, suffixes, and prefixes. There is no word for 'unique beginner'
that corresponds with the plant kingdom. Plant classification at Lac Seul
is based on gross morphology, but also reflects traditional utilization
of the plants. The Lac Seul people do have names for two overlapping all
inclusive categories representing trees and all deciduous plants. There
are five named and covert life-form taxa that are clearly morphologically
defined: 'conifer' (covert), 'angiosperm tree' (covert), 'shrub', 'herb,
fern or fern ally' and 'moss'. Two additional plant groupings, 'medicinal
root' and 'berry', reflect cultural utility and overlap with the five
principal life forms. Although unnamed, one additional grouping, 'bark
plants', was identified that is also based on cultural utility. It was
found that the names of certain ubiquitous species are the same in Lac
Seul Oji-Cree and in other Algonquian languages ranging from northern
Saskatchewan to western Quebec.
Key words: ethnobotany, folk taxonomy, Ojibway, Anishinaabe, boreal
forest.
RESUMEN.— Se entrevistó a varios ancianos Ojibway
(Anishinaabe) de la etnia indígena Lac Seul, que hablan con
fluidez el dialecto Oji-Cree y son buenos conocedores de los nombres de
las plantas. Ellos facilitaron los nombres de 38 táxones
vegetales, con algunos sinónimos. El estudio identificó
además 65 dichos, nombres, sufijos y prefijos relativos a las
plantas en Oji-Cree. No hay ninguna palabra que corresponda al 'reino
vegetal'. La clasificación vegetal entre los Lac Seul se basa en
la morfología general, pero también refleja la utilidad
tradicional de las plantas. Las gentes Lac Seul tienen nombres para dos
categorías superpuestas que incluyen todos los elementos dentro de
'árboles' y 'plantas de hoja caduca'. Hay cinco táxones de
biotipos bien definidos morfológicamente; algunos se nombran y
otros no: 'conífera' (no nombrado), 'angiosperma arbórea'
(no nombrado), 'arbusto', 'herba, helecho o similar' y 'musgo'. Dos
grupos adicionales de plantas, 'raíz medicinal' y 'frutillo
silvestre,' reflejan una utilidad cultural y se superponen a los cinco
biotipos principales. Existe además una agrupación
adicional, no nombrada, de las 'plantas que producen corteza', basada
también en utilidad cultural. Se constató que los nombres
de ciertas especies ubicuas son iguales en Oji-Cree de Lac Seul y en
otras lenguas Algonquian extendidas desde el norte de Saskatchewan al
oeste de Quebec.
RÉSUMÉ.— Les aînés ojibwés
(Anishinaabe) de la Première Nation Lac-Seul qui parlaient
couramment le dialecte oji-cri et qui connaissaient bien les noms des
plantes ont été interviewés. Ils nous ont
communiqué 38 noms de plantes, ainsi que quelques synonymes. Cette
étude a également permis de déterminer 65 phrases,
noms, suffixes et préfixes ojibwés liés aux plantes.
Il n'existe aucun terme pour « royaume populaire »
correspondant au règne végétal. Au Lac-Seul, la
classification végétale est fondée sur la
morphologie grossière; elle est également le reflet de
l'utilisation traditionnelle des plantes. Les habitants de Lac-Seul
possèdent des noms pour deux grandes catégories inclusives
qui se chevauchent, dont l'une représente les arbres, l'autre
englobe toutes les plantes à feuillage décidu. Il existe
cinq taxons ayant des noms oji-cris et qui portent sur des formes de vie
cachées. Ils sont clairement définis sur le plan
morphologique : « conifère » (caché), «
arbre angiospermien » (caché), « buisson »,
« herbacée », « fougère » ou
« plante affine » et « mousse ». « Baie
» et « plantes médicinales » forment deux autres
groupes de plantes. Ces groupes sont fondés sur l'utilisation
culturelle et chevauchent les cinq principales formes de vie. Quoique ne
portant pas de nom, un groupe additionnel a pu être
identifié qui correspond aux « plantes à
écorce ». Il s'agit aussi d'un groupe fondé sur les
utilisations culturelles. Finalement, il ressort de cette étude
que le nom de certaines espèces ubiquistes ne diffère pas
entre le dialecte de la communauté du Lac-Seul et celui des autres
groupes algonquiens dispersés entre le nord de Saskatchewan et
l'ouest du Québec.
THE CATEGORY OF 'ANIMAL' IN EASTERN INDONESIA
Gregory Forth
ABSTRACT.— It is a generally accepted idea among ethnobiologists
that most nonwestern languages lack a term for 'animal'. Evidence from
eastern Indonesia reveals that, understood as labels for an ethnotaxon
comparable to vernacular English 'animal', such terms are by no means
rare in this part of the Austronesian-speaking world. At the same time,
the lexical resources employed to name a general 'animal' category reveal
a notable diversity that corresponds to the variety documented by K.
Alexander Adelaar in regard to Austronesian languages as a whole. In this
article, I review terms translatable as 'animal' in several eastern
Indonesian languages. I conclude by addressing issues illuminated by the
eastern Indonesian evidence, including the perceptual salience of the
'animal' taxon and Berlin's evolutionary thesis concerning the lexical
recognition of categories belonging to different ethnotaxonomic levels.
Key words: Eastern Indonesia, Austronesian languages, ethnotaxonomy,
ethnozoological nomenclature, terms for 'animal'.
RESUMEN.— La idea de que la mayoría de las lenguas no
occidentales carecen de un término que signifique 'animal'
está generalmente aceptada entre los etnobiólogos. Los
datos de Indonesia oriental muestran que estos términos,
entendidos como etiquetas para un etnotaxon comparable al de 'animal' en
español vernáculo, no son en absoluto escasos en esta parte
del mundo de habla austronesia. Al mismo tiempo, los recursos
léxicos empleados para nombrar una categoría general de
'animal' revelan una notable diversidad que corresponde a la variedad del
conjunto lenguas austronésicas. En este artículo reviso los
términos traducibles como 'animal' en varias lenguas de Indonesia
oriental. Finalizo proponiendo ideas, basadas en la evidencia indonesa,
sobre la prominencia perceptual del taxón 'animal' y la tesis
evolutiva de Berlin en lo que concierne al reconocimiento léxico
de categorías de diferentes niveles taxonómicos.
RÉSUMÉ.— Parmi les ethnobiologistes, il est
généralement admis qu'il n'existe pas d'équivalent
au terme « animal » dans la plupart des langues non
occidentales. Cependant, dans les régions où l'on parle
malayo-polynésien, de pareils termes ne sont pas rares et des
faits provenant de l'est de l'Indonésie indiquent que ces termes
pris en tant qu'étiquettes pour un ethnotaxon comparable au terme
anglais vernaculaire « animal » existent. Aussi, de
façon parallèle, les ressources lexicales utilisées
afin de nommer une catégorie « animal »
générale montrent une diversité remarquable qui
correspond à celle documentée dans l'ensemble des langues
malayo-polynésiennes. Dans cet article, je fournis une
synthèse des termes se traduisant par « animal » parmi
plusieurs langues de l'est de l'Indonésie. Je termine cette
synthèse en soulevant différents points à la
lumière des faits tirés de l'est de l'Indonésie,
incluant la perception du taxon « animal » ainsi que la
thèse évolutive de Bertin qui a trait à la
reconnaissance lexicale des catégories appartenant à des
niveaux ethnotaxonomiques différents.
POPULATION TRENDS AND HABITAT CHARACTERISTICS OF SWEETGRASS,
Anthoxanthum nitens: INTEGRATION OF TRADITIONAL AND SCIENTIFIC
ECOLOGICAL KNOWLEDGE
Daniela J. Shebitz and Robin W. Kimmerer
ABSTRACT.— Sweetgrass (Anthoxanthum nitens (Weber) Y.
Schouten & Veldkamp) is a valued plant among Native peoples of the
northeastern United States and eastern Canada, but Haudenosaunee
herbalists and basketweavers have reported declines in its population at
traditional gathering sites. We integrate traditional ecological
knowledge with field and experimental studies to identify and understand
population trends of sweetgrass. The plant's habitat requirements were
also investigated; it was found growing under various environmental
conditions. We determined that sweetgrass is declining in sites where it
was historically present throughout the northeastern United States. In
traditional gathering sites, the lack of controlled burning and
unsustainable harvesting may be a factor in its decline, but the greatest
threats facing sweetgrass throughout the Northeast are economic
development and ecological succession.
Key words: sweetgrass, Anthoxanthum nitens, Hierochloe
odorata, Haudenosaunee, Iroquois, baskets.
RESUMEN.— Este estudio integra conocimiento ecológico
tradicional con estudios de campo y experimentales para determinar las
tendencias poblacionales del sweetgrass (Anthoxanthum
nitens (Weber) Y. Schouten & Veldkamp) y las causas de estas
tendencias. Los herbolarios y tejedores de cestas Haudenosaunee han
señalado declives en las poblaciones de sweetgrass de los
sitios de acopio tradicionales. Se estudiaron los requisitos de
hábitat del sweetgrass; se encontró en condiciones
ambientales variadas, por lo que se considera una especie generalista.
Este estudio permitió determinar que además de declinar en
los lugares de acopio, las poblaciones de sweetgrass
también están disminuyendo en localidades donde estaba
históricamente presente en todo el noreste de los Estados Unidos.
En los lugares de recogida tradicionales, la ausencia de quemas
controladas y la recolección insostenible son causas posibles del
declive de las poblaciones de sweetgrass, pero las mayores amenazas
a las que se enfrenta esta hierba en todo el noreste son el desarrollo
económico y sucesión ecología.
RÉSUMÉ.— Le foin d'odeur, Anthoxanthum nitens
(Weber) Y. Schouten & Veldkamp, est une plante fort estimée des
Premières Nations du nord-est des États-Unis et de l'est du
Canada. Les vanniers et herboristes de la Ligue des Six-Nations
(Haudenosaunee) ont mentionné que les populations de cette plante
étaient en déclin aux sites traditionnels de
récolte. Nous intégrons le savoir écologique
traditionnel aux recherches expérimentales et aux travaux de
terrain afin de déterminer et de comprendre les tendances
démographiques des populations du foin d'odeur. Les
paramètres définissant les habitats où se trouve la
plante ont été examinés : celle-ci croît sous
diverses conditions environnementales. Nous avons pu établir que
le foin d'odeur est en déclin dans les sites où il
était historiquement présent à travers le nord-est
des États-Unis. Quant aux facteurs contribuant au déclin du
foin d'odeur parmi les sites traditionnels de récolte, l'absence
de brûlages dirigés et la cueillette non durable ressortent
comme deux facteurs possibles. Toutefois, le développement
économique et la succession écologique forment les plus
grandes menaces auxquelles font face les populations de foin d'odeur dans
le nord-est des États-Unis.
STRUCTURE, PHENOLOGY, FRUIT YIELD, AND FUTURE PROSPECTS OF SOME
PROMINENT WILD EDIBLE PLANT SPECIES OF THE SIKKIM HIMALAYA, INDIA
Manju Sundriyal and R.C. Sundriyal
ABSTRACT.— In the Himalaya a large variety of plants that grow in
forest areas are used as food, and a few of them are exploited on large
scale. We discuss six wild tree species of the Sikkim Himalaya that yield
edible fruit and that are of great economic value to rural people:
Baccaurea sapida (Roxb.) Muell.-Arg., Diploknema
butyracea (Roxb.) Lam., Elaeagnus latifolia L.,
Eriolobus indica Schn., Machilus edulis King, and
Spondias axillaris Roxb. These species, which are an important
component of forest diversity, are found in low densities, have poor
rates of regeneration, and suffer from overexploitation by the local
population. All the species have market value and significant potential
for value addition. The per-tree fruit yield was fair for each species,
and plantation stands could generate high economic returns. It is
suggested that a large-scale propagation plan is needed for these species
so that farmers could cultivate them, which would reduce the pressure on
the wild populations of the forests.
Key words: wild edible plants, structure, regeneration, phenology, fruit
yield, marketing.
RESUMEN.— En el Himalaya Sikkim se utilizan como alimento una gran
variedad de plantas que crecen en las áreas boscosas, y pocas de
ellas se explotan a gran escala. Examinamos seis especies arbóreas
silvestres de la región que producen frutas comestibles y que son
de gran valor económico para las gentes rurales: Baccaurea
sapida (Roxb.) Muell.-Arg., Diploknema butyracea (Roxb.)
Lam., Elaeagnus latifolia L., Eriolobus indica Schn.,
Machilus edulis King, y Spondias axillaris Roxb. Estas
especies, que constituyen un componente importante de la diversidad
forestal, aparecen en densidades bajas, tienen bajos índices de
regeneración, y sufren de sobreexplotación por la gente
local. Todas las especies tienen valor en el mercado y un potencial de
valor añadido significativo. La producción por árbol
es bastante abundante para cada especie, y una plantación
podría generar altos beneficios económicos. Sugerimos que
se necesita un plan de propagación a gran escala para estas
especies de forma que los granjeros pudieran cultivarlas, lo que
reduciría la presión sobre las poblaciones silvestres de
los bosques.
RÉSUMÉ.— Dans le Sikkim himalayen, une grande
diversité de plantes, poussant dans les milieux forestiers, sont
utilisées comme plantes alimentaires. Plusieurs sont
exploitées à grande échelle. Nous discutons de six
espèces d'arbres indigènes de cette région qui
donnent des fruits comestibles, soit Baccaurea sapida (Roxb.)
Muell.-Arg., Diploknema butyracea (Roxb.) Lam., Elaeagnus
latifolia L., Eriolobus indica Schn., Machilus
edulis King et Spondias axillaris Roxb. Ce sont des
espèces dont la valeur économique est importante pour les
populations rurales. Ces espèces forment une part importante de la
diversité forestière. Elles se retrouvent à faible
densité, possèdent un taux de
régénération faible et sont surexploitées par
la population locale. Toutes les espèces possèdent une
valeur commerciale et un grand potentiel pouvant augmenter leur valeur.
Le rendement des récoltes de fruits par arbre était assez
bon pour chacune des espèces. Aussi, les plantations pourraient
générer un grand profit économique. Aussi, un plan
de propagation des trois espèces est nécessaire afin que
les agriculteurs puissent cultiver ces espèces. Cela
réduirait la pression exercée sur les populations
naturelles que l'on trouve en forêt.
PLURALISTIC MEDICAL SETTINGS AND MEDICINAL PLANT USE IN RURAL
COMMUNITIES, MATO GROSSO, BRAZIL
Maria Christina de Mello Amorozo
ABSTRACT.— The use of medicinal plants and other traditional forms
of treating illness in rural communities of Mato Grosso State, Brazil,
that nowadays also depend on modern health care facilities are assessed.
Forty-four households were surveyed about disease events and the use of
modern health care facilities, medicinal plants, and consultation with
practitioners of traditional medicine during the six months prior to
research. All manufactured medicines, medicinal plants, and other
therapeutic products present in the household at the time of the
interview were recorded. Ninety-three percent of households reported the
use of at least one of the modern medical services available as well as
the use of medicinal plants during the previous six months. About 120
plant species were recorded. The associated use of modern and traditional
medical services and the importance of medicinal plants in a context of
social and economic change are discussed.
Key words: rural communities, medicinal plants, medical pluralism,
Brazilian savannah.
RESUMO.— O objetivo deste trabalho foi avaliar o emprego de plantas
medicinais e outras formas tradicionais de tratar doenças, em
comunidades rurais de Mato Grosso, Brasil, que atualmente contam
também com serviços médicos modernos. Foi feito um
levantamento em uma amostra de 44 domicílios, sobre
episódios de doença e recurso às diversas
opçõ es terapêuticas disponíveis, modernas e
tradicionais, durante os seis meses anteriores à pesquisa;
registraram-se todos os medicamentos industrializados, plantas medicinais
e outros produtos de uso terapêutico presentes no domicílio
no momento da entrevista. 93% dos domicílios relataram uso de pelo
menos um dos serviços médicos oficiais e de plantas
medicinais nos seis meses anteriores. Cerca de 120 espécies de
plantas foram registradas. Discute-se o uso conjunto de facilidades
médicas modernas e recursos terapêuticos tradicionais, como
plantas, bem como sua importância num contexto de mudança
social e econômica.
RÉSUMÉ.— L'objectif de cette recherche était
d'évaluer l'utilisation des plantes médicinales ainsi que
d'autres approches traditionnelles dans le traitement des maladies parmi
les habitants des communautées rurales du Mato Grosso, au
Brésil. Aujourd'hui, ces communautés ont également
recours à des centres de médecine moderne. Au cours des six
mois précédent l'étude, une enquête s'est
déroulée auprès de 44 foyers. Elle portait sur les
maladies survenues dans les foyers, la fréquentation des centres
de médecine moderne, l'utilisation de plantes médicinales
et la consultation de guérisseurs traditionnels. Lors des
interviews, on prenait note de tous les médicaments
commercialisés, plantes médicinales et autres produits
ayant des propriétés thérapeutiques qui se
trouvaient présentes dans les différents domiciles. Pendant
ces six mois, 93% des foyers ont utilisé au moins l'un des centres
de médecine moderne mis à leur disposition tout en faisant
appel aux plantes médicinales. Environ 120 espèces de
plantes ont été identifiées. De plus, dans cet
article, l'utilisation parallèle des centres de médecine
moderne et des ressources thérapeutiques traditionnelles, ainsi
que l'importance des plantes médicinales sont discutées
dans un contexte de changements socio-économiques.
Journal of Ethnobiology
Naomi F. Miller homepage
22(1)
22(2)
22(2)
23(1)
24(2)
25(1)
25(2)