Journal of Ethnobiology, Spring/Summer 2004, vol. 24, no. 1

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AN EMPIRICAL ASSESSMENT OF EPAZOTE (Chenopodium ambrosioides L.) AS A FLAVORING AGENT IN COOKED BEANS

Michael H. Logan, Kimberly D. Gwinn, Tina Richey, Beth Maney, and Charles T. Faulkner

ABSTRACT.— A common culinary practice in Mexico and elsewhere in Mesoamerica is the use of Chenopodium ambrosioides L., a small herbaceous plant known most widely as epazote, to flavor black beans and other dishes. While some people find the taste and odor of this herb to be mildly disagreeable, there are good empirical reasons for its use as a flavoring agent in cooked, unrefrigerated, foods. Through a series of experimental trials we observed that beans prepared with C. ambrosioides remained edible, as judged by sight and smell, long after plain beans had begun to spoil. Microbiological tests revealed significant bacteriocidal activity in this species. Epazote has a large and diverse range of potential scientific and commercial applications.

Key words: epazote, Chenopodium ambrosioides, Mesoamerica, culinary practices, food preservative.

RESUMEN.— Una practica culinaria frecuentemente utilizada en México y en otras partes de Mesoamérica para darles sabor a los frijoles negros y a otras comidas es el uso de Chenopodium ambrosioides L., una pequeña planta herbácea comúnmente llamada epazote. Aunque algunas personas encuentran el sabor y el olor de este condimento algo desagradable, existen razones empíricas para justificar el empleo de agentes para mejorar el sabor de alimentos cocinados que no son refrigerados. A través de análisis experimentales, se observó que los frijoles preparados con C. ambrosioides permanecían comibles, al juzgar por la apariencia y el olor de estos, aun cuando frijoles comunes y corrientes habían empezado a vinagrarse. Análisis microbiológicos revelaron la actividad bactericida de esta especie. El potencial de utilización con fines científicos y comerciales de esta planta es amplio y diverso.

RÉSUMÉ.— Le Chenopodium ambrosioides L., une petite plante herbacée plus connue sous le nom d'ambroisie, est couramment utilisé dans la cuisine du Mexique et, de façon générale, en Méso-Amérique pour aromatiser les plats de haricots noirs ainsi que d'autres plats. Quoique certaines personnes trouvent le goût et l'odeur de cette herbe légèrement désagréable, il existe d'excellentes raisons empiriques quant à l'utilisation de l'ambroisie comme aromate dans les plats cuits et non réfrigérés. À la suite d'une série d'essais expérimentaux, nous avons observé que les haricots préparés avec le C. ambrosioides demeuraient comestibles— comme on peut le noter par leur aspect et leur odeur— bien après que les haricots préparés sans la plante aient commencé à se gâter. Des tests microbiologiques ont révélé une activité bactéricide significative chez cette espèce. L'ambroisie possède un grand éventail d'applications différentes ayant un potentiel à la fois scientifique et commercial.

Plantago spp. AND Bidens spp.: A CASE STUDY OF CHANGE IN HAWAIIAN HERBAL MEDICINE

Christian Palmer

ABSTRACT.— The substitution of alien species for native plants in Hawaiian traditional medicine is discussed. Substitutions examined are the switch from various native Bidens spp. to the more ubiquitous Bidens pilosa L. and the switch from the native plantains, Plantago pachyphylla A. Gray, Plantago hawaiensis A. Gray, and Plantago princeps Cham. and Schlechtend, to Plantago major L. Historical, cultural, and scientific data are synthesized to undertand these changes in the traditional Hawaiian pharmacopoeia. Major elements that affect the inclusion of new plants in the Hawaiian pharmacopoeia are availability and biological activity. This process of inclusion also provides insight into how indigenous scientists adapt pharmacological traditions to the changing biological and cultural environment.

Key words : Hawaii, la`au lapa`au, ethnomedicine, Bidens, Plantago.

RESUMO.— A substituição de espécies introduzidas pelas plantas nativas na medicina tradicional do Havaí é debatida. As substituição es examinadas são das espécies de Bidens nativas para Bidens pilosa e a substituição das Plantago spp. nativas, inclusive Plantago pachyphylla, P. hawaiensis e P. princeps, para Plantago major. Os aspectos históricos, culturais e científicos são sintetizados para examinar estas mudanças na farmacopéia tradicional do Havaí. Os dois elementos mais importantes na inclusão de novas plantas na etnofarmacopéia do Havaí são a facilidade de acesso das plantas e atividade biológico. Este processo ensina como cientistas indígenas adaptam tradiçõ es farmacológicos às mudanças nos meios biológico e cultural.

RÉSUMÉ.— Cette étude rend compte de l'utilisation d'espèces introduites aux dépens des plantes indigènes dans la médecine traditionnelle hawaiienne. La plante ubiquiste, Bidens pilosa L., ainsi que lePlantago major L., ont remplacé respectivement plusieurs Bidens spp. indigènes et les Plantago pachyphylla A. Gray, P. hawaiensis A. Gray et P. princeps Cham. et Schlecht. Afin de comprendre ces changements dans la pharmacopée traditionnelle hawaiienne, une synthèse des données historiques, culturelles, et scientifiques a été faite. Les principaux facteurs déterminant l'inclusion de nouvelles plantes dans la pharmacopée hawaiienne résident dans leur disponibilité et leur activité biologique. Également, ce processus d'inclusion permet de mieux saisir comment les « scientifiques autochtones » ont adapté leurs traditions pharmacologiques selon les changements survenus dans leurs environnements biologique et culturel.

NOMENCLATURE OF BREADFRUIT CULTIVARS IN SAMOA: SALIENCY, AMBIGUITY, AND MONOMIALITY

Diane Ragone, Gaugau Tavana, Joan M. Stevens, Patricia Ann Stewart, Rebekka Stone, Paul Matthew Cox, and Paul Alan Cox

ABSTRACT.— Breadfruit is an important subsistence crop in the Samoan archipelago where numerous cultivars are grown and used. The diversity of breadfruit in Samoa is indicative of its antiquity and value to this society. The purpose of our study was to document and compare knowledge of breadfruit names by Samoans of a wide range of ages in both rural villages and towns and to test the relationship between saliency and binomiality. A total of 354 people were interviewed and 46 cultivar names were recorded. A binomial is used to name a breadfruit— the generic term 'ulu is given first and a second word is added to describe that particular cultivar— when the second word used alone could refer to something other than breadfruit. A monomial is used only when this term does not refer to anything else or has no other meaning. There was no significant relationship between saliency and binomiality of breadfruit names and a significant relationship between binomiality and linguistic ambiguity. A useful outcome of this study was defining 60 Samoans as "experts" using statistical measures that we will use in continuing ethnobotanical studies in Oceania and may have broader application.

Key words: breadfruit, Artocarpus altilis, Samoa, tropical crop cultivars, ethnotaxonomy.

RESUMEN.— El árbol del pan es un cultivo importante para la subsistencia en el archipiélago de Samoa, donde se cultivan y utilizan numerosas variedades. La diversidad de árboles del pan en Samoa es indicativa de su antigüedad y valor para esta sociedad. El propósito de nuestro estudio era documentar y comparar el conocimiento de los nombres de variedades de los árboles del pan entre Samoanos de una amplia gama de edades en aldeas y pueblos rurales y examinar la relación entre la importancia cultural y utilizacíon de binomios. Se entrevistó un total de 354 personas y se registran 46 nombres de variedades. Se utiliza un binomio para denominar un cultivar de árbol del pan— al término genérico 'ulu y se le agrega una segunda palabra para describir ese cultivar particular— cuando al utilizar la segunda palabra sola podría entenderse algo distinto a los árboles del pan. Se utiliza un monomio solamente cuando este término no se refiere a ninguna otra cosa ni tiene ningún otro significado. No encontramos ninguna relación significativa entre la importancia cultural y la utilizacíon de binomios y la ambigüedad lingüística. Durante este estudio utilizamos medidas estadísticas para definir a 60 Samoanos como "expertos." Esta técnica servirá para la continuación denuestros estudios ethnobotánicos en Oceanía y pueden tener una aplicación más amplia.

RÉSUMÉ.— L'arbre à pain demeure une espèce importante en agriculture de subsistance dans l'archipel de Samoa, où de nombreux cultivars sont utilisés et cultivés. La diversité de l'arbre à pain en Samoa est un indice de son antiquité et de son importance pour cette société. Le but de notre étude était de documenter et de comparer la connaissance portant sur les noms de l'arbre à pain parmi les Samoans provenant d'un large éventail d'âges et issus autant des villes que des villages ruraux. Le rapport entre l'importance culturelle et la binômialité a été vérifié. Un total de 354 personnes ont été interviewées et 46 noms de cultivars ont été enregistrés. Un binôme est employé pour désigner un arbre à pain : le terme générique « 'ulu » est donné d'abord, puis un deuxième mot est ajouté pour décrire ce cultivar particulier. Le deuxième mot utilisé seul pourrait cependant se référer à autre chose que l'arbre à pain. Un monôme est employé seulement lorsque ce terme ne se rapporte pas à autre chose ou n'a aucune autre acception. Nous n'avons trouvé aucun rapport significatif entre l'importance culturelle et la binômialité des noms de l'arbre à pain, mais il existe un rapport significatif entre la binômialité et l'ambiguïté linguistique. Des mesures statistiques ont été utilisées afin de qualifier d'« experts » 60 Samoans. Cette approche nous sera utile lors de nos prochaines études ethnobotaniques en Océanie. Elle pourrait avoir de plus larges applications.

OJIBWAY PLANT TAXONOMY AT LAC SEUL FIRST NATION, ONTARIO, CANADA

Mary B. Kenny and William H. Parker

ABSTRACT.— Ojibway (Anishinaabe) Elders of Lac Seul First Nation who are fluent in the Oji-Cree dialect and knowledgeble about plant names were interviewed. They provided names of 38 plant taxa, with some synonyms. The study also identified 65 Oji-Cree plant-related phrases, nouns, suffixes, and prefixes. There is no word for 'unique beginner' that corresponds with the plant kingdom. Plant classification at Lac Seul is based on gross morphology, but also reflects traditional utilization of the plants. The Lac Seul people do have names for two overlapping all inclusive categories representing trees and all deciduous plants. There are five named and covert life-form taxa that are clearly morphologically defined: 'conifer' (covert), 'angiosperm tree' (covert), 'shrub', 'herb, fern or fern ally' and 'moss'. Two additional plant groupings, 'medicinal root' and 'berry', reflect cultural utility and overlap with the five principal life forms. Although unnamed, one additional grouping, 'bark plants', was identified that is also based on cultural utility. It was found that the names of certain ubiquitous species are the same in Lac Seul Oji-Cree and in other Algonquian languages ranging from northern Saskatchewan to western Quebec.

Key words: ethnobotany, folk taxonomy, Ojibway, Anishinaabe, boreal forest.

RESUMEN.— Se entrevistó a varios ancianos Ojibway (Anishinaabe) de la etnia indígena Lac Seul, que hablan con fluidez el dialecto Oji-Cree y son buenos conocedores de los nombres de las plantas. Ellos facilitaron los nombres de 38 táxones vegetales, con algunos sinónimos. El estudio identificó además 65 dichos, nombres, sufijos y prefijos relativos a las plantas en Oji-Cree. No hay ninguna palabra que corresponda al 'reino vegetal'. La clasificación vegetal entre los Lac Seul se basa en la morfología general, pero también refleja la utilidad tradicional de las plantas. Las gentes Lac Seul tienen nombres para dos categorías superpuestas que incluyen todos los elementos dentro de 'árboles' y 'plantas de hoja caduca'. Hay cinco táxones de biotipos bien definidos morfológicamente; algunos se nombran y otros no: 'conífera' (no nombrado), 'angiosperma arbórea' (no nombrado), 'arbusto', 'herba, helecho o similar' y 'musgo'. Dos grupos adicionales de plantas, 'raíz medicinal' y 'frutillo silvestre,' reflejan una utilidad cultural y se superponen a los cinco biotipos principales. Existe además una agrupación adicional, no nombrada, de las 'plantas que producen corteza', basada también en utilidad cultural. Se constató que los nombres de ciertas especies ubicuas son iguales en Oji-Cree de Lac Seul y en otras lenguas Algonquian extendidas desde el norte de Saskatchewan al oeste de Quebec.

RÉSUMÉ.— Les aînés ojibwés (Anishinaabe) de la Première Nation Lac-Seul qui parlaient couramment le dialecte oji-cri et qui connaissaient bien les noms des plantes ont été interviewés. Ils nous ont communiqué 38 noms de plantes, ainsi que quelques synonymes. Cette étude a également permis de déterminer 65 phrases, noms, suffixes et préfixes ojibwés liés aux plantes. Il n'existe aucun terme pour « royaume populaire » correspondant au règne végétal. Au Lac-Seul, la classification végétale est fondée sur la morphologie grossière; elle est également le reflet de l'utilisation traditionnelle des plantes. Les habitants de Lac-Seul possèdent des noms pour deux grandes catégories inclusives qui se chevauchent, dont l'une représente les arbres, l'autre englobe toutes les plantes à feuillage décidu. Il existe cinq taxons ayant des noms oji-cris et qui portent sur des formes de vie cachées. Ils sont clairement définis sur le plan morphologique : « conifère » (caché), « arbre angiospermien » (caché), « buisson », « herbacée », « fougère » ou « plante affine » et « mousse ». « Baie » et « plantes médicinales » forment deux autres groupes de plantes. Ces groupes sont fondés sur l'utilisation culturelle et chevauchent les cinq principales formes de vie. Quoique ne portant pas de nom, un groupe additionnel a pu être identifié qui correspond aux « plantes à écorce ». Il s'agit aussi d'un groupe fondé sur les utilisations culturelles. Finalement, il ressort de cette étude que le nom de certaines espèces ubiquistes ne diffère pas entre le dialecte de la communauté du Lac-Seul et celui des autres groupes algonquiens dispersés entre le nord de Saskatchewan et l'ouest du Québec.

THE CATEGORY OF 'ANIMAL' IN EASTERN INDONESIA

Gregory Forth

ABSTRACT.— It is a generally accepted idea among ethnobiologists that most nonwestern languages lack a term for 'animal'. Evidence from eastern Indonesia reveals that, understood as labels for an ethnotaxon comparable to vernacular English 'animal', such terms are by no means rare in this part of the Austronesian-speaking world. At the same time, the lexical resources employed to name a general 'animal' category reveal a notable diversity that corresponds to the variety documented by K. Alexander Adelaar in regard to Austronesian languages as a whole. In this article, I review terms translatable as 'animal' in several eastern Indonesian languages. I conclude by addressing issues illuminated by the eastern Indonesian evidence, including the perceptual salience of the 'animal' taxon and Berlin's evolutionary thesis concerning the lexical recognition of categories belonging to different ethnotaxonomic levels.

Key words: Eastern Indonesia, Austronesian languages, ethnotaxonomy, ethnozoological nomenclature, terms for 'animal'.

RESUMEN.— La idea de que la mayoría de las lenguas no occidentales carecen de un término que signifique 'animal' está generalmente aceptada entre los etnobiólogos. Los datos de Indonesia oriental muestran que estos términos, entendidos como etiquetas para un etnotaxon comparable al de 'animal' en español vernáculo, no son en absoluto escasos en esta parte del mundo de habla austronesia. Al mismo tiempo, los recursos léxicos empleados para nombrar una categoría general de 'animal' revelan una notable diversidad que corresponde a la variedad del conjunto lenguas austronésicas. En este artículo reviso los términos traducibles como 'animal' en varias lenguas de Indonesia oriental. Finalizo proponiendo ideas, basadas en la evidencia indonesa, sobre la prominencia perceptual del taxón 'animal' y la tesis evolutiva de Berlin en lo que concierne al reconocimiento léxico de categorías de diferentes niveles taxonómicos.

RÉSUMÉ.— Parmi les ethnobiologistes, il est généralement admis qu'il n'existe pas d'équivalent au terme « animal » dans la plupart des langues non occidentales. Cependant, dans les régions où l'on parle malayo-polynésien, de pareils termes ne sont pas rares et des faits provenant de l'est de l'Indonésie indiquent que ces termes pris en tant qu'étiquettes pour un ethnotaxon comparable au terme anglais vernaculaire « animal » existent. Aussi, de façon parallèle, les ressources lexicales utilisées afin de nommer une catégorie « animal » générale montrent une diversité remarquable qui correspond à celle documentée dans l'ensemble des langues malayo-polynésiennes. Dans cet article, je fournis une synthèse des termes se traduisant par « animal » parmi plusieurs langues de l'est de l'Indonésie. Je termine cette synthèse en soulevant différents points à la lumière des faits tirés de l'est de l'Indonésie, incluant la perception du taxon « animal » ainsi que la thèse évolutive de Bertin qui a trait à la reconnaissance lexicale des catégories appartenant à des niveaux ethnotaxonomiques différents.

POPULATION TRENDS AND HABITAT CHARACTERISTICS OF SWEETGRASS, Anthoxanthum nitens: INTEGRATION OF TRADITIONAL AND SCIENTIFIC ECOLOGICAL KNOWLEDGE

Daniela J. Shebitz and Robin W. Kimmerer

ABSTRACT.— Sweetgrass (Anthoxanthum nitens (Weber) Y. Schouten & Veldkamp) is a valued plant among Native peoples of the northeastern United States and eastern Canada, but Haudenosaunee herbalists and basketweavers have reported declines in its population at traditional gathering sites. We integrate traditional ecological knowledge with field and experimental studies to identify and understand population trends of sweetgrass. The plant's habitat requirements were also investigated; it was found growing under various environmental conditions. We determined that sweetgrass is declining in sites where it was historically present throughout the northeastern United States. In traditional gathering sites, the lack of controlled burning and unsustainable harvesting may be a factor in its decline, but the greatest threats facing sweetgrass throughout the Northeast are economic development and ecological succession.

Key words: sweetgrass, Anthoxanthum nitens, Hierochloe odorata, Haudenosaunee, Iroquois, baskets.

RESUMEN.— Este estudio integra conocimiento ecológico tradicional con estudios de campo y experimentales para determinar las tendencias poblacionales del sweetgrass (Anthoxanthum nitens (Weber) Y. Schouten & Veldkamp) y las causas de estas tendencias. Los herbolarios y tejedores de cestas Haudenosaunee han señalado declives en las poblaciones de sweetgrass de los sitios de acopio tradicionales. Se estudiaron los requisitos de hábitat del sweetgrass; se encontró en condiciones ambientales variadas, por lo que se considera una especie generalista. Este estudio permitió determinar que además de declinar en los lugares de acopio, las poblaciones de sweetgrass también están disminuyendo en localidades donde estaba históricamente presente en todo el noreste de los Estados Unidos. En los lugares de recogida tradicionales, la ausencia de quemas controladas y la recolección insostenible son causas posibles del declive de las poblaciones de sweetgrass, pero las mayores amenazas a las que se enfrenta esta hierba en todo el noreste son el desarrollo económico y sucesión ecología.

RÉSUMÉ.— Le foin d'odeur, Anthoxanthum nitens (Weber) Y. Schouten & Veldkamp, est une plante fort estimée des Premières Nations du nord-est des États-Unis et de l'est du Canada. Les vanniers et herboristes de la Ligue des Six-Nations (Haudenosaunee) ont mentionné que les populations de cette plante étaient en déclin aux sites traditionnels de récolte. Nous intégrons le savoir écologique traditionnel aux recherches expérimentales et aux travaux de terrain afin de déterminer et de comprendre les tendances démographiques des populations du foin d'odeur. Les paramètres définissant les habitats où se trouve la plante ont été examinés : celle-ci croît sous diverses conditions environnementales. Nous avons pu établir que le foin d'odeur est en déclin dans les sites où il était historiquement présent à travers le nord-est des États-Unis. Quant aux facteurs contribuant au déclin du foin d'odeur parmi les sites traditionnels de récolte, l'absence de brûlages dirigés et la cueillette non durable ressortent comme deux facteurs possibles. Toutefois, le développement économique et la succession écologique forment les plus grandes menaces auxquelles font face les populations de foin d'odeur dans le nord-est des États-Unis.

STRUCTURE, PHENOLOGY, FRUIT YIELD, AND FUTURE PROSPECTS OF SOME PROMINENT WILD EDIBLE PLANT SPECIES OF THE SIKKIM HIMALAYA, INDIA

Manju Sundriyal and R.C. Sundriyal

ABSTRACT.— In the Himalaya a large variety of plants that grow in forest areas are used as food, and a few of them are exploited on large scale. We discuss six wild tree species of the Sikkim Himalaya that yield edible fruit and that are of great economic value to rural people: Baccaurea sapida (Roxb.) Muell.-Arg., Diploknema butyracea (Roxb.) Lam., Elaeagnus latifolia L., Eriolobus indica Schn., Machilus edulis King, and Spondias axillaris Roxb. These species, which are an important component of forest diversity, are found in low densities, have poor rates of regeneration, and suffer from overexploitation by the local population. All the species have market value and significant potential for value addition. The per-tree fruit yield was fair for each species, and plantation stands could generate high economic returns. It is suggested that a large-scale propagation plan is needed for these species so that farmers could cultivate them, which would reduce the pressure on the wild populations of the forests.

Key words: wild edible plants, structure, regeneration, phenology, fruit yield, marketing.

RESUMEN.— En el Himalaya Sikkim se utilizan como alimento una gran variedad de plantas que crecen en las áreas boscosas, y pocas de ellas se explotan a gran escala. Examinamos seis especies arbóreas silvestres de la región que producen frutas comestibles y que son de gran valor económico para las gentes rurales: Baccaurea sapida (Roxb.) Muell.-Arg., Diploknema butyracea (Roxb.) Lam., Elaeagnus latifolia L., Eriolobus indica Schn., Machilus edulis King, y Spondias axillaris Roxb. Estas especies, que constituyen un componente importante de la diversidad forestal, aparecen en densidades bajas, tienen bajos índices de regeneración, y sufren de sobreexplotación por la gente local. Todas las especies tienen valor en el mercado y un potencial de valor añadido significativo. La producción por árbol es bastante abundante para cada especie, y una plantación podría generar altos beneficios económicos. Sugerimos que se necesita un plan de propagación a gran escala para estas especies de forma que los granjeros pudieran cultivarlas, lo que reduciría la presión sobre las poblaciones silvestres de los bosques.

RÉSUMÉ.— Dans le Sikkim himalayen, une grande diversité de plantes, poussant dans les milieux forestiers, sont utilisées comme plantes alimentaires. Plusieurs sont exploitées à grande échelle. Nous discutons de six espèces d'arbres indigènes de cette région qui donnent des fruits comestibles, soit Baccaurea sapida (Roxb.) Muell.-Arg., Diploknema butyracea (Roxb.) Lam., Elaeagnus latifolia L., Eriolobus indica Schn., Machilus edulis King et Spondias axillaris Roxb. Ce sont des espèces dont la valeur économique est importante pour les populations rurales. Ces espèces forment une part importante de la diversité forestière. Elles se retrouvent à faible densité, possèdent un taux de régénération faible et sont surexploitées par la population locale. Toutes les espèces possèdent une valeur commerciale et un grand potentiel pouvant augmenter leur valeur. Le rendement des récoltes de fruits par arbre était assez bon pour chacune des espèces. Aussi, les plantations pourraient générer un grand profit économique. Aussi, un plan de propagation des trois espèces est nécessaire afin que les agriculteurs puissent cultiver ces espèces. Cela réduirait la pression exercée sur les populations naturelles que l'on trouve en forêt.

PLURALISTIC MEDICAL SETTINGS AND MEDICINAL PLANT USE IN RURAL COMMUNITIES, MATO GROSSO, BRAZIL

Maria Christina de Mello Amorozo

ABSTRACT.— The use of medicinal plants and other traditional forms of treating illness in rural communities of Mato Grosso State, Brazil, that nowadays also depend on modern health care facilities are assessed. Forty-four households were surveyed about disease events and the use of modern health care facilities, medicinal plants, and consultation with practitioners of traditional medicine during the six months prior to research. All manufactured medicines, medicinal plants, and other therapeutic products present in the household at the time of the interview were recorded. Ninety-three percent of households reported the use of at least one of the modern medical services available as well as the use of medicinal plants during the previous six months. About 120 plant species were recorded. The associated use of modern and traditional medical services and the importance of medicinal plants in a context of social and economic change are discussed.

Key words: rural communities, medicinal plants, medical pluralism, Brazilian savannah.

RESUMO.— O objetivo deste trabalho foi avaliar o emprego de plantas medicinais e outras formas tradicionais de tratar doenças, em comunidades rurais de Mato Grosso, Brasil, que atualmente contam também com serviços médicos modernos. Foi feito um levantamento em uma amostra de 44 domicílios, sobre episódios de doença e recurso às diversas opçõ es terapêuticas disponíveis, modernas e tradicionais, durante os seis meses anteriores à pesquisa; registraram-se todos os medicamentos industrializados, plantas medicinais e outros produtos de uso terapêutico presentes no domicílio no momento da entrevista. 93% dos domicílios relataram uso de pelo menos um dos serviços médicos oficiais e de plantas medicinais nos seis meses anteriores. Cerca de 120 espécies de plantas foram registradas. Discute-se o uso conjunto de facilidades médicas modernas e recursos terapêuticos tradicionais, como plantas, bem como sua importância num contexto de mudança social e econômica.

RÉSUMÉ.— L'objectif de cette recherche était d'évaluer l'utilisation des plantes médicinales ainsi que d'autres approches traditionnelles dans le traitement des maladies parmi les habitants des communautées rurales du Mato Grosso, au Brésil. Aujourd'hui, ces communautés ont également recours à des centres de médecine moderne. Au cours des six mois précédent l'étude, une enquête s'est déroulée auprès de 44 foyers. Elle portait sur les maladies survenues dans les foyers, la fréquentation des centres de médecine moderne, l'utilisation de plantes médicinales et la consultation de guérisseurs traditionnels. Lors des interviews, on prenait note de tous les médicaments commercialisés, plantes médicinales et autres produits ayant des propriétés thérapeutiques qui se trouvaient présentes dans les différents domiciles. Pendant ces six mois, 93% des foyers ont utilisé au moins l'un des centres de médecine moderne mis à leur disposition tout en faisant appel aux plantes médicinales. Environ 120 espèces de plantes ont été identifiées. De plus, dans cet article, l'utilisation parallèle des centres de médecine moderne et des ressources thérapeutiques traditionnelles, ainsi que l'importance des plantes médicinales sont discutées dans un contexte de changements socio-économiques.


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