Journal of Ethnobiology, Fall/Winter, 2004, vol. 24, no. 2

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SUBTLE AND PROFOUND SENSORY ATTRIBUTES OF MEDICINAL PLANTS AMONG THE KENYAH LEPPO` KE OF EAST KALIMANTAN, BORNEO

Lisa X Gollin

ABSTRACT.- The Kenyah Leppo` Ke of Borneo rely heavily on plants grown and gathered for healing a wide range of ailments. This study explores sensory selection criteria of medicinal plants in regard to cultural understandings of efficacy. Over 92% of the medicinal plants have one or more salient sensory properties such as bitterness and astringency. Some Leppo` Ke sensory attributes have no simple English gloss; "nglidah," which characterizes disparate species (e.g., a moth larva, Cymbopogon citratus, Litsea cubeba) is discussed. This sensory category shares a number of chemotaxonomic and pharmacologic characteristics. Subordinate categories of the Kenyah sensory domain accentuate the subtleties and sophistication of perception, interpretation, and application that guide their therapeutic systems. The chemistry of less obvious sensory attributes and implications of this research for ethnobotany concludes this paper.

Key words: Borneo, chemosensory evaluation, ethnobotany, ethnopharmacology, ethnomedicine.

RESUMEN.-Los Kenyah Leppo` Ke de Borneo dependen básicamente del cultivo y recolección de plantas para curar un amplio rango de enfermedades. Este estudio explora los criterios sensoriales de selección de plantas medicinales y su relación con el entendimiento cultural sobre su eficacia. Se ha encontrado que más del 92% de la flora medicinal tiene una o más propiedades sensoriales sobresalientes como el amargor y la astringencia. Algunas categorías sensoriales usadas por los Leppo` Ke, no tienen traducciones simples o convencionales al inglés. En el trabajo se analiza la cualidad nglidah, que caracteriza a una dispar serie de especies: desde una larva de polilla, hasta Cymbopogon citratus, y Litsea cubeba. Esta categoría sensorial comparte tanto atributos químico-taxonómicos como farmacológicos. Las categorías subordinadas del dominio de los sentidos de los Kenyah, enfatizan la precisión y sofisticación de la percepción, interpretación y aplicación que guían los sistemas terapéuticos nativos. El documento concluye discutiendo la química de los atributos sensoriales menos obvios y las implicaciones de esta investigación para la etnobotánica.

RÉSUMÉ.- Les Kenyah Leppo` Ke de Bornéo utilisent les plantes tant cultivées que récoltées afin de guérir un vaste ensemble de maladies. Cette étude examine la compréhension culturelle de l'efficacité des plantes médicinales en faisant appel à une série de critères sensoriels de sélection liés à ces plantes. Plus de 92% des plantes médicinales possèdent une ou plusieurs propriétés sensorielles importantes telles que l'amertume et l'astringence. Parmi les attributs sensoriels des Leppo` Ke, certains ne peuvent être traduits en anglais en des termes simples. Ainsi, le « nglidah », qui caractérise plusieurs espèces disparates (par exemple, des larves de papillon de nuit, Cymbopogon citratus, Litsea cubeba), est discuté dans cet article. Cette catégorie sensorielle possède plusieurs caractéristiques pharmacologiques et chémotaxonomiques. La présence de catégories subordonnées liées au domaine sensoriel des Kenyah augmente les subtilités et la sophistication non seulement de la perception, mais également de l'interprétation et de l'application qui servent de guide dans leurs systèmes thérapeutiques. La chimie des attributs moins frappants sur le plan sensoriel ainsi que les conséquences de cette recherche pour l'ethnobotanique complètent cet article.

CULTIVATING SOCIALITY: AESTHETIC FACTORS IN THE COMPOSITION AND FUNCTION OF PIAROA HOMEGARDENS

S.L. Heckler

ABSTRACT.-Anthropological analyses of settlement patterns minimize the importance of homegardens. Ethnobiological studies of homegardens usually focus on composition, ecological functioning or economic contribution. Because homegardens form part of the dwelling space, however, the factors that influence them and the functions they serve are as complex and dynamic as the lives of the people who create them. This paper, largely based on a comparison of homegarden maps of three Piaroa communities, explores their composition and economic utility, but also their temporal dynamics, spatial arrangement, symbolic values and aesthetic importance. Piaroa homegardens contribute to the quality of life and are site of sociality for the people who live in them: the pragmatic and aesthetic cannot be separated.

Key words: homegardens, Piaroa, agrobiodiversity, Amazon, Venezuela.

RESUMEN.-Los análisis antropológicos de los patrones de asentamiento tienden a minimizar la importancia de los huertos familiares. Los estudios etnobiológicos de los huertos familiares normalmente estudian su composición, función ecológica o contribución económica. Sin embargo, los huertos familiares forman parte del espacio de la vivienda, mientras que los factores que los influencian y las funciones que desempeñan son tan complejos y dinámicos como las vidas de las personas que los crearon. Esta investigación, basada en una extensa comparación de mapas de huertos familiares en tres comunidades Piaroa, explora su composición y utilidad económica, así como su dinámica temporal, disposición espacial, valor simbólico e importancia estética. Los huertos familiares de los Piaroa contribuyen a la calidad de vida y son un lugar de socialización para la gente que vive en ellos, en los que lo práctico y lo estético no pueden separarse.

RÉSUMÉ.-Les analyses anthropologiques de la structure des communautés minimisent l'importance des jardins domestiques. Les études ethnobiologiques des jardins domestiques se concentrent généralement sur la composition, les processus écologiques ou l'aspect économique. Étant donné que les jardins domestiques font partie de l'espace habité, les facteurs qui influent sur eux ainsi que les fonctions qu'ils desservent sont de ce fait aussi complexes et dynamiques que la vie même des gens qui les créent. Cette étude-basée largement sur la comparaison des cartes des jardins domestiques situé dans trois communautés Piaroa-examine leur utilité économique, leur composition, leur dynamique temporelle, leur disposition spatiale, leurs valeurs symboliques et leur importance esthétique. Chez les Piaroa, les jardins domestiques contribuent essentiellement à la qualité de vie et facilitent les rencontres sociales entre les gens qui y vivent, de sorte que l'on ne peut séparer l'esthétique du pragmatisme.

FACTORS AFFECTING LOCAL KNOWLEDGE OF PALMS IN NANGARITZA VALLEY, SOUTHEASTERN ECUADOR

Anja Byg and Henrik Balslev

ABSTRACT.- Our investigation of factors and processes affecting local knowledge of natural resources focuses on knowledge loss and knowledge transfer between communities, and on the way socioeconomic circumstances affect the knowledge levels of individuals. The study took place in southeastern Ecuador in an area inhabited by an indigenous group as well as by settlers of mixed origin from other parts of Ecuador. We used quantitative statistical methods to study processes and factors affecting people's knowledge of palms. The results indicated that both loss and transfer of knowledge were taking place. Village placement and context were seen to be the most important factors with regard to people's knowledge and to the processes of knowledge loss and transfer. In addition, factors such as ethnicity and gender also seemed to play a role.

Key words: knowledge loss, knowledge transfer, marginality, quantitative ethnobotany, Shuar.

RESUMEN.-En este estudio se han investigado los factores y procesos que afectan al conocimiento local de los recursos naturales. El enfoque de nuestro trabajo se centró en la pérdida y en la transferencia de conocimiento entre las comunidades, así como también en la forma en la cual las circunstancias socio-económicas afectan al nivel de conocimiento de cada individuo. El estudio se llevó a cabo en el sureste de Ecuador, en un área habitada tanto por un grupo indígena como por colonos de origen diverso provenientes de otras partes de Ecuador. Se han utilizado métodos estadísticos cuantitativos para estudiar los procesos y factores que afectan al conocimiento de las personas en relación a las palmas. Los resultados indican que además de pérdida está habiendo transferencia de conocimiento. La situación y contexto de la aldea parecen ser los factores que más influyen en el conocimiento de las personas y en los procesos de pérdida y transferencia de conocimiento. Además los factores étnicos y de género parecen jugar también un papel relevante.

RÉSUMÉ.-Dans cette étude nous discutons des facteurs et des processus qui influent sur la connaissance locale des ressources naturelles. Nous nous intéressons surtout à la perte de connaissance, à la transmission de celle-ci entre différentes communautés et à la façon dont des circonstances socio-économiques agissent sur le niveau de connaissance des individus. L'étude s'est déroulée dans le sud-est de l'Équateur où coexistent une communauté indigène ainsi que des immigrants d'origine mixte issus de régions autres de l'Équateur. Des méthodes statistiques quantitatives ont été utilisé dans le but d'étudier les facteurs et les processus qui influent sur les connaissances des individus touchant les palmiers. Les résultats montrent que la perte tout comme la transmission des connaissances sont des processus qui ont toujours cours en ce moment. L'emplacement du village et son contexte constituent les facteurs les plus importants en ce qui concerne les connaissances des gens et les processus de perte et de transmission. De plus, d'autres facteurs tels que l'ethnicité et le sexe semblent également jouer un rôle.

OF 'CLIMBING PEANUTS' AND 'DOG'S TESTICLES', MESTIZO AND SHUAR PLANT NOMENCLATURE IN ECUADOR

Veerle Van den Eynden, Eduardo Cueva, and Omar Cabrera

ABSTRACT.-A total of 411 vernacular names were recorded for 354 edible non-crop plant species that are used by nonindigenous mestizo people and indigenous Shuar people in southern Ecuador. Mestizo plant names, predominantly Spanish, are often formed through transposition, borrowing from native languages, or neology. These are mechanisms typically used by immigrants to name unknown plants. Mestizo names show different degrees of regional variability, though many are shared throughout the region. Vegetation diversity of an area influences the diversity of local plant names. Indigenous Shuar people use only Shuar plant names, which show little variation within the area they inhabit. A comparison of mestizo and Shuar naming practices suggests that mestizo people are more likely to give the same name to different plant species and to use more binomial names than Shuar people do.

Key words: common name, edible plant, Ecuador, mestizo, Shuar.

RESUMEN.-Se recopilaron 411 nombres vernáculos correspondientes a 354 especies de plantas silvestres comestibles, utilizados por los mestizos y los indígenas Shuar del sur del Ecuador. Los nombres mestizos, la mayoría en español, se originan frecuentemente por transposición, neologismo o son nombres tomados de lenguas indígenas. Los inmigrantes suelen utilizar estos procesos para crear nombres de plantas desconocidas. Los nombres mestizos muestran diferentes grados de variación regional, aunque muchos son compartidos por toda la región. La composición florística de una zona influye sobre la diversidad de nombres comunes de plantas. Los indígenas Shuar utilizan únicamente los nombres de su lengua, que tienen poca variabilidad dentro de la pequeña región que habitan. La comparación de cómo denominan las plantas los mestizos y los pueblos Shuar, sugiere que los mestizos tienden a utilizar el mismo nombre común para especies diferentes y utilizan más nombres binomiales que los Shuar.

RÉSUMÉ.-Nous avons pu noter 411 noms vernaculaires pour les 354 plantes comestibles, non cultivées, utilisées par les Métis (peuple non autochtone) et les Shuars (peuple autochtone) du sud de l'Équateur. Les noms métis, surtout tirés de la langue espagnole, sont souvent créés par transposition, par emprunt aux langues indigènes ou par néologisme. Ce sont des procédés typiques des immigrants qui cherchent à nommer des plantes inconnues. Quoique les noms métis soient partagés par l'ensemble des Métis de la région, ils n'en montrent pas moins des différences régionales, plus ou moins importantes selon les noms. La diversité des noms de plantes suit celle de la flore locale. Le peuple autochtone Shuar utilise exclusivement des noms de plantes shuars. Ceux-ci montrent également peu de variabilité régionale. En comparant les pratiques des Métis et des Shuars, on remarque que les premiers sont appelés à utiliser le même nom pour des espèces différentes et à recourir davantage aux noms binomiaux.

LOCAL USE OF CLIMBING PLANTS OF BUDONGO FOREST RESERVE, WESTERN UGANDA

Gerald Eilu and Remigius Bukenya-Ziraba

ABSTRACT.- We investigated the use of climbing plants in and around Budongo Forest Reserve (BFR) in terms of their abundance in the forest and the cultural preferences and socioeconomic characteristics of the local population. We randomly issued questionnaires to 127 respondents in nine villages. From each of 18 ethnic groups, one respondent who was most knowledgeable about climbers was selected and asked to identify species in three 1-ha forest plots. Of the 142 species of climbers known to occur in mature forest of BFR, the local people use 63 species (44%) from 52 genera and 36 families. After trees/poles, the greatest number of respondents rank climbers as the most used plant growth form. The most frequent uses of climbers, in order, are medicine, construction materials, and food. Use patterns are related to socioeconomic characteristics. The species of climbers used most occur at low densities. To conserve rare taxa, people should be encouraged to use alternative closely related species that occur at higher densities.

Key words: Budongo Forest Reserve, ethnobotany, traditional use, lianas, climbers.

RESUMEN.-Se ha investigado el uso de plantas trepadoras en la Reserva Forestal Budongo (RFB) y en sus alrededores, atendiendo a su abundancia en el bosque, a las preferencias culturales y a las características socioeconómicas de la población local. Se realizaron aleatoriamente 127 cuestionarios a personas de nueve pueblos. Además se seleccionó a la persona de cada una de los 18 etnias que tenía más conocimientos sobre plantas trepadoras y se le pidió que identificara las especies de tres parcelas de bosque de 1 ha. De las 142 especies de trepadoras que aparecen en un bosque maduro de RFB, la población local utiliza 63 especies (44%), pertenecientes a 52 géneros y 36 familias. Según la mayoría de los encuestados la forma de crecimiento más utilizada son los árboles y después las trepadoras. Los usos más frecuentes de las trepadoras son, en orden de importancia, como medicina, material de construcción y alimento. Los patrones de uso se relacionan con las condiciones socioeconómicas. La mayoría de las especies trepadoras que se utilizan solo aparecen en el bosque en bajas densidades. Para la conservación de táxones raros, se debería animar a la gente a que utilice especies similares que aparecen en densidades mayores.

RÉSUMÉ.- Dans les alentours immédiats et au sein du réserve forestière du Budongo (RFB), nous avons étudié l'utilisation des plantes grimpantes en tenant compte de leur abondance en milieu forestier ainsi que des préférences culturelles et des caractéristiques socioéconomiques de la population locale. Nous avons distribué des questionnaires de façon aléatoire à 127 répondants situés dans neuf villages. Pour chacun des 18 groupes ethniques, un répondant était sélectionné, soit celui qui possédait le plus de connaissances quant aux plantes grimpantes. Ceux-ci devaient identifier les espèces sur trois parcelles de forêt ayant une superficie d'un hectare. Parmi les 142 espèces de plantes grimpantes présentes dans les forêts matures du RFB, 63 espèces (44%) réparties dans 52 genres et 36 familles sont utilisées par la population locale. La majeure partie des répondants placent les plantes grimpantes au second rang après les arbres ou plantes à port arborescent en ce qui a trait au plus grand nombre d'utilisations parmi les différents habitus. Les plantes grimpantes sont surtout utilisées comme plantes médicinales, puis comme matériaux de construction et, finalement, comme aliments. Les différents types d'utilisations sont structurés selon les caractéristiques socioéconomiques. La densité des plantes grimpantes les plus utilisées demeure faible. Aussi, afin de conserver les taxons rares, la population devrait être sensibilisée à choisir davantage des espèces qui leur sont proches parentes et dont la densité est élevée.

SUBSISTENCE HUNTING BY THREE ETHNIC GROUPS OF THE LACANDON FOREST, MEXICO

Eduardo J. Naranjo, Michelle M. Guerra, Richard E. Bodmer, and Jorge E. Bolaños

ABSTRACT.- This study compares hunting practices and preferences of Lacandon, Tzeltal, and Mestizo hunters from five communities adjacent to Montes Azules Biosphere Reserve in the Lacandon Forest, Chiapas, Mexico. We conducted interviews and directly observed animals taken by hunters during one year. Wildlife was hunted by most Indian and Mestizo residents primarily for food and to reduce crop damage. Per capita, Lacandon hunters extracted more wildlife biomass than both Tzeltal and Mestizo hunters. Total biomass extracted from 32 wildlife species was 8,160 kg/year. Ungulates and rodents made up 87% of the total biomass harvested. Paca, red brocket deer, white-tailed deer, and collared peccary were the species with the greatest harvest rates. Harvest rates were positively correlated with the intrinsic rate of natural increase of species (rmax). Species that reproduce faster were hunted more frequently. There were no correlations between harvest rates and body mass, standing biomass, density, or local economic value of game species. Our results suggest that rmax) of species should be considered when managing subsistence hunting and that hunting should be regulated, preferably through community-based management, for the benefit of both residents and local wildlife populations.

Key words: Chiapas, Lacandon Forest, Maya, Mexico, subsistence hunting.

RESUMEN.- El propósito de este estudio fue documentar y comparar las prácticas y preferencias de cacería de los residentes de la Selva Lacandona, Chiapas, México. Durante un año realizamos entrevistas y observamos las presas cobradas por cazadores lacandones, tzeltales y mestizos de cinco comunidades adyacentes a la Reserva de la Biósfera Montes Azules. La mayoría de los residentes indígenas y mestizos utilizaron la fauna para obtener alimento y reducir daños a sus cultivos. Los cazadores lacandones extrajeron más biomasa per capita de animales silvestres que los cazadores tzeltales y mestizos. La biomasa anual extraída de 32 especies fue de 8,160 kg, 87% de la cual correspondió a ungulados y roedores. El tepezcuintle, el temazate, el venado cola blanca y el pecarí de collar fueron las especies con las mayores tasas de extracción. Las tasas de extracción se correlacionaron positivamente con la tasa intrínseca de incremento natural de la población (rmax). No se ha encontrado correlación entre las tasas de extracción y la masa corporal, biomasa en pié, densidad o valor económico local de las especies cazadas. Nuestros resultados sugieren que rmax) debería considerarse a la hora de manejar la cacería de subsistencia y que la cacería debería ser regulada mediante el manejo comunitario y para beneficio de los usuarios y de las poblaciones locales de fauna silvestre.

RÉSUMÉ.-Cette étude documente et compare les pratiques et préférences de chasse des habitants de la forêt Lacandon au Chiapas, Mexique. Pendant une année, nous avons réalisé des entrevues et observé les animaux abattus par les chasseurs lacandons, tzeltals et métis de cinq communautés adjacentes à la Réserve de la Biosphère Montes Azules. La plupart des Métis et Amérindiens chassent la faune principalement pour la viande et afin de réduire les dommages faits aux cultures. Les chasseurs lacandons prélèvent proportionnellement plus de biomasse que les chasseurs tzeltals et métis. La biomasse annuelle des 32 espèces chassées est de 8 160 kg. Les ongulés et les rongeurs représentent environ 87 % de ce total. Les espèces les plus exploitées sont l'agouti, le daguet rouge, le cerf de Virginie, et le pécari à collier. Le nombre d'animaux abattus est positivement correlé au taux intrinsèque d'augmentation des espèces (rmax). Ainsi, les espèces dont le taux de reproduction est plus élévé sont chassées plus fréquemment. Toutefois, le nombre d'animaux abattus n'est pas corrélé à la masse corporelle, ni à la biomasse, ni à la densité, ni à la valeur économique allouée localement aux espèces. Les résultats de cette étude indiquent que le rmax) des espèces devrait ĂȘtre pris en considération lors la gestion de la chasses de subsistance. De plus, la chasse devrait être régulée par la communauté, au bénéfice des habitants et de la faune locale.

SAMPLING TO REDUNDANCY IN ZOOARCHAEOLOGY: LESSONS FROM THE PORTLAND BASIN, NORTHWESTERN OREGON AND SOUTHWESTERN WASHINGTON

R. Lee Lyman and Kenneth M. Ames

ABSTRACT.-A method for determining whether a group of samples is adequate to address a research question is presented. As each sample is analyzed the average value of a variable is recalculated and a cumulative graph is produced. When the value of the average stabilizes, one has empirical evidence that analysis of additional samples is not necessary-one has sampled to redundancy-and the collection is adequate for its intended analytical purpose. Analysis of two zooarchaeological collections of mammalian remains recovered from the Portland Basin of northwestern Oregon and southwestern Washington illustrates this point. Despite the spatial and temporal propinquity of the two sites, one assemblage is adequate for estimating taxonomic richness and diversity whereas the other, larger collection, is adequate for estimating richness but not diversity. Combined, the two collections are adequate for estimating taxonomic richness but do not provide an accurate measure of taxonomic diversity. Graphing procedures for monitoring sample adequacy, if implemented in the field, could help preserve finite archaeological resources.

Key words: mammalian zooarchaeology, sample adequacy, sampling to redundancy, taxonomic diversity, taxonomic richness.

RESUMEN.- Se presenta un método para determinar si un grupo de muestras es adecuado para abordar una investigación concreta. Al analizar cada muestra se vuelve a calcular el valor medio de la variable y se produce un gráfico acumulativo. Cuando se estabiliza el valor de la media se concluye empíricamente que no es necesario analizar muestras adicionales pues se ha muestreado de manera redundante y la recogida de datos es suficiente para el pretendido análisis. Este hecho se ilustra con el análisis de dos colecciones de restos de mamíferos recogidos en la cuenca del río Portland en el noroeste de Oregón y en el suroeste de Washington. A pesar de la proximidad espacial y temporal de ambos yacimientos, una de las colecciones es adecuada para estimar la riqueza taxonómica y la diversidad, mientras que con la otra colección que es mayor, se puede estimar la riqueza, pero no la diversidad. La combinación de ambas colecciones es adecuada para estimar la riqueza taxonómica pero no proporciona una medida exacta de la diversidad taxonómica. La realización en el campo de métodos gráficos que representan la idoneidad de la muestra, podrían ayudar a conservar recursos arqueológicos escasos.

RÉSUMÉ.- Nous présentons une méthode permettant de déterminer si un ensemble d'échantillons est suffisant pour répondre à une problématique de recherche. Pour chacun des échantillons analysés, la valeur moyenne d'une variable est recalculée et un graphique cumulatif est créé. Lorsque la valeur de la moyenne devient stable, l'on obtient une donnée empirique indiquant que l'analyse des autres échantillons n'est pas nécessaire-et que les échantillons deviennent redondants; la récolte de données est alors jugée suffisante pour les besoins des analyses prévues. Des analyses de deux collections zooarchéologiques de restes de mammifères découverts dans le bassin de Portland, au nord-est de l'Oregon et au sud-ouest de Washington mettent en lumière ce point. Malgré la proximité temporelle et spatiale des deux sites, un seul assemblage est adéquat afin d'évaluer la richesse et la diversité taxonomique alors que l'autre collection plus importante est suffisante pour évaluer la richesse, mais non la diversité. Si l'on combine les deux collections, on peut évaluer adéquatement la richesse taxonomique, mais on ne peut obtenir une mesure précise de la diversité taxonomique. Les méthodes graphiques qui assurent le suivi d'un échantillonnage précis peuvent aider à conserver les ressources archéologiques limitées; il faut cependant les mettre en place sur le terrain.


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